Chérie, Flingue moi.

Passion Moderne.

Tu es celui que je veux avec moi, bordel.

Tu es celui que je veux avec moi, bordel.

& tout est revenue avec lui. Nos deux corps dans le noir. Putain. Le sourire aux lèvres en m’endormant, il est là, il est là, ça chante dans ma tête. Mon tout. À moitié rien sans toi, sans le Jeu, sans nos étreintes, et nos courses, sans nos paris, sans nos vies emmêlés. Il est là, il est là. J’ai beau me sentir perdante, tant que ces bras sont là, je vais bien. Tout peut se détruire, que tout irait pour le mieux, il est là. Nos chemins bien que semés d’embûches étaient à nouveau enlacés pour le meilleur et pour le pire. Et demain, je ne le voyais plus sans lui. Tu rigoles, tu souris, je vis. Et Paris qui s’étend à nos pieds, tout le plus important est là, tout est là, toi moi. On danse, on dansera encore et toujours maintenant, c’est une certitude. On se regarde, et personne ne sait à quel point, tu es là. Ensemble, il suffit que de ça, tu sais. Tu ne me crois pas quand je te parle de nous, de moi. Mais tu sais, avec toi je ne sais pas mentir. Je me drogue à ta présence, tu comprends pas ? Il a suffit que tu reviennes, que tout redevienne, mieux. Et les autres, je m’en fous. Ils parlent mal de moi, ils me regardent si mal, qu’est se que ça peut faire ? Je t’ai toi. On me dit que je suis folle d’accepter si facilement. Je répond que sans toi, moi, je suis rien. Il dise que je suis faible, bien sûr que je le suis. C’est toi qui me rend forte. Reste là. Si tu pars moi … je suis plus rien.

Et c’est peut être pas le bon endroit où écrire ça, je ne vois plus demain sans toi.

Il y a des mots durs à dire, dur à écrire, tu comprends n’est ce pas ? Il n’y a que toi qui peut comprendre. Tu es le premier, désormais. 

À quelqu’un qui se reconnaîtra.  Cette fois. 

ÉCORCHÉE-VIVE.

           

Petite parenthèse. J’écris comme ça. L’histoire n’avance plus, parcequ’il ne se passe plus rien. Enfin vous allez le constater vous même. Bien à Vous. J’espère que vous me pardonnerez .

Je ne sens plus rien. Je suis factice. Je ne sens ni les gouttes de pluie sur mon visage, ni le gout des larmes salé sur mes lèvres, ni l’air glacé sur mes jambes. Je ne sens pas ma robe sur ma peau, juste l’elastique à la taille sui me sert un peu. Je ne sens plus  mes bras, juste les plaies qui s’ouvrent. Je ne profite plus du soleil. Je parle, je rigole, j’ouvre et je ferme les yeux mais au fond c’est pareil. Je suis automatique, je suis un robot. Je ne vis plus que par les regards qui me frôlent. Je suis animée par les murmures sur mon passage. Je suis vide de tout … Ca m’importe peu. Mais comme j’aimerais me réveiller … Je me heurte aux murs, je tourne sur moi même, plus vite, plus vite. Mais cela ne change rien. Tout est plat, tout est calme. L’ennui s’enfile dans mes veines. La lassitude s’imprègne dans ma peau. Mes larmes ne sont plus que d’affreux témoins quotidiens de ce miroir pale qu’est devenu ma vie. Les moqueries ne m’atteignent qu’à moitié, je suis écorchée-vive. Les lettres qui s’alignent n’ont plus de sens, les images qui bougent sur la télé non plus. J’ai perdu le goût. Dans ma bouche, c’est du coton, tout n’est qu’eau. J’essaie en vain de me provoquer, de me heurter, de me sortir de cette torpeur insoutenable. Comment faire ? J’ai besoin d’une aide qu’on ne peut m’apporter, j’ai besoin de ce petit plus qui changera tout. Les étoiles dans le ciel, arriveront quand ? Les explosions dans le ventre reviendront elles ?  J’ai besoin de quelqu’un qui ne vient pas. J’ai besoin de Vous. La musique ne me touche plus. Je tourne en rond. Sans ses reflets infinis je crois bien que j’aurai disparus, je crois bien que je n’existerai plus. Il faut qu’on me ramène de cette terre aride et déssechée  sur laquelle je me suis exilée si longtemps. Trop longtemps. Oui, s’il vous plait, réveillez moi.

 C. 

Partie 22.

I’m On The Pursuit Of Happiness And I Know Everything That Shines Ain’t Always Gonna Be Gold
I’ll Be Fine Once I Get It, I’ll Be Good …
" ( Pursuit of Happiness - Kid Cudi )

La sonnerie brutale et sonore nous stoppa net. L’alarme sonnait pour nous deux, simultanément. Un coup du Destin ? Il faisait froid et je tremblai à peine. Je m’extirpais de nos étreintes et acceptais l’appel, obligée, contrainte. Ma mère. Oui, oui, je prend le métro à l’instant, non, non il faut attendre, non je change pas à Châtelet, Promis. Je rentre vite, j’essairai de ne pas être en retard. Le biip strident de la fin de la communication. Je pivotais sur moi même, me trouvant face à L’endroit. L’endroit ou tout avait commencé. L’endroit ou nous revenions. Habitude. Notre banc, dans ce parc boueux, et sombre. En face d’un parking. Je le distinguais à peine, le téléphone, son père. Je levais la tête, un bleu nuit, ma couleur préféré, je souriais sourdement. J’allais être en retard, j’allais courir. Mais je ne voulais pas partir, l’instant si Doux, l’instant si Bon. Si rare aussi. Il raccrocha. Tendis sa main vers moi. “Viens. tu es trop loin de moi.” Mon cerveau me criait de partir. J’avançais. Il me prit dans ses bras. Il faut partir. Les parents. Grignotons quelques minutes au Bonheur volcanique. Jeune. Bien sur, il faut se lever et marcher. Retournons vers les gens, la civilisation. Quittons le rêve et la farniente de ces moments. On titube, à deux, on rigole comme des gamins, on plane. Pour rien, pour nous. On nous regarde, c’est écrit sur notre front ? On gêne. La fin. Le générique, le noir, ça va trop vite. un “Aurevoir” rapide. Trop. Et sur un Quai de métro, en retard, bien trop pour l’autorité parentale. La Mauvaise heure, des intrusions et des conneries de la Jeunesse. J’y repenserai plus tard, à ce banc … Plus tard quand ma peau aura dérougis des caresses, quand j’aurai mentis - Oh si peu -, quand je serai au calme, loin de ces inconnus … Je me met à courir, je suis en retard.


Cher Lecteurs. Cher Vous. Si vous existez … J’ai pris du temps pour sortir ces quelques mots . Trop longtemps. Plus assez d’inspiration, peur de rater ? Je crois que mon histoire vire un peu au n’importe quoi. Dans tout les sens. Sans aboutissements. Sans départ. Sans début, sans milieux. Des brides vagues et incohérentes.  Je vais peu être faire une pause. Un pause. Ca fait peur. Je vous recontacterez vite, si je reprend un jour. Si je continue. C’est incertain, je vous tiendrez au courant. Don’t care. Ce récit ne vie que par vous. Pour vous. Confus non ?

Je vous embrasse. En espérant de l’inspiration, qui sait ? Une révélation ?

HEY HO LET.S GO. The show must go on …

C.A.V.P.P

Partie 21.

T’es qu’une barrière contre le bonheur …" ( Mais Presque - Nèel.)

Je revenais. Je me réveillais du sommeil comateux, triste et pathétique dans lequel je m’étais enfermée pour oublier. Juste oublier. Le train revenait vers Paris après une nuit chaotique. Des petites gares de banlieues. Des gens qui attendent sur les quais dans le froid. J’en ai rien a foutre. Ca me prend au tripes. Je boue à l’intérieur, le son bat trop fort dans mes oreilles. Des paysages lunaires et blancs défilent sous mes yeux, derrière la vitre. Oui, on se fait toujours avoir. On n’est trop naïf, on fait une confiance aveugle aux gens, mais on ne devrait pas. Les promesses sont bafouées, les gens trahis, les coeurs blessés. C’est comme ça. On y peut rien. Et si on appelle ça de la désillusion, c’est par lassitude. Il m’a abandonné. “Je serai toujours là, je te le promet. Promet.” Je rigolais jaune maintenant. Je croissais des regards compatissants, comme si ils savaient. Ils savent tout. Ils sont partout. Et toi, tu n’es plus là. Enculé. Ce wagon est trop petit pour ma rage, ma rancune et ma peur. La peur ancienne d’être abandonnée. La peur de se retrouver seule. Tu le savais et tu es parti quand même. On s’était promis une époque H, des jours glorieux. Foutaise encore. Comme quoi, rien ne dure. Oui, je l’oublierai surement. Oui, mais plus tard, maintenant je suis écorchée vif. Tu es la main qui presse le citron sur ma plaie ensanglantée. J’ai mal. Et maintenant revoilà le jeu du Pantin. Le jeu du “Semblantquetoutvabienjevousl’assure.” Le grand Jeu des Âmes Perdues et Délaissés. Le Jeu des cons qui croient aux rêves et aux étoiles, aux escapades et aux passions. On perd toujours à ce jeu. Looseur - Game is Over.  Paris approche, je vois de loin la colline et la cathédrale blanche qui la surplombe. Bien sûr. Je me jure bêtement, encore une fois, que c’est la dernière fois; la dernière fois que je me fais avoir de la sorte. “Fais de ta chute une ascension.” C’est toi qui m’y a poussé. C’est toi la main coupable. Mon front heurte la vitre. Je ne croirai plus personne. Bravo, oui bravo et Merci. Grâce à toi j’ai l’intime conviction que jamais plus je ne ferrai confiance à personne. Jamais plus je ne laisserai quelqu’un couvrir mes yeux et me guider. Belle leçon, bon professeur. Expert en la matière, il faut dire. “Denfert-Rochereau. … Denfert-Rochereau.” Annonce la voix. Une voix synthétique. Une voix de femme pas humaine. Je me lève, et doucement, tout doucement, je sors du wagon, j’éteint la musique, j’éteint le tendre espoir de retrouver toute foie en l’Humanité.

         Et si j’allais mal, tu t’en ferai ?  

Partie 20.

 A T T E N D S   M O I .

Vous êtes vous déjà senti libre en bravant l’interdis ? Ce sentiment violent qui vous secoue, vous noue l’estomac ? Mes bras se resserraient autour de sa taille, le vent glacé me brûlait le visage, mes doigts s’engourdissaient peu à peu et c’est à peine si je sentais encore mes pieds. Le scooter roulait vite. Tellement vite. Il faisait probablement la course avec mon coeur qui menaçait d’exploser dans ma poitrine. De grands champs de blé, de fleurs, perdus entre la route et le ciel. Nous étions seuls. Nous ne croisions ni voitures, ni habitations. L’air se faisait de plus en plus salé. La brise s’intensifiait à mesure que mettions des kilomètres entre notre ville, nos parents, nos vies et nous. Prouve moi que j’existe, prouve moi que nous ne sommes pas en train de creuver, partons. Le réveil avait été brutal. Il refusait de me le dire, j’avais accepté de partir, un ou deux jours, pas plus. Un week end à la campagne ? mes parents avaient donné leur autorisation. Nous roulions depuis longtemps. Mais peu nous importait, nous étions ensemble, et même si c’est cliché à dire, cela nous suffisait amplement. Il était venu me chercher à ma porte, tôt le matin. Je n’avais pu dormir. J’ignorais totalement où nous allions … Un petit tour dans Paris avec le Grand départ. Tu sens l’excitation dans l’air ?  Les pavés, les trotoires  crasseux, les places, nos endroits, avaient défilés trop vite dans ce demi rêve. Regarde bien, Dis lui Adieu. Adieu … Un sentiment d’inquiétude, de peur et de curiosité m’enserra la gorge. Je m’en foutais, sachant que le retour serrait … douloureux. Quelques tournants, l’air marin vint me frapper de plein fouet. Et ce grand bleu ondulant, ces falaises blanches, l’écume mousseuse, les cris des mouettes. Le scooter s’arrêta. Le doux vrombissement qui me berçait s’appaisa, je n’entendais plus que les battements sonore de mon coeur, et le bruit des vagues se brisant sur les rochers. Le lâchant à regrets, je descendis tant bien que mal de l’engin. Quelques mots, pas plus. Toutes nos inquiétudes, nos questions étaient restées sur le périphérique Parisien. Il me prit la main. “Les gamins d’aujourd’hui sont réalistes.

Nous avions  ”Le Luxe de L’imprudence.”

-

Note de L’auteur : 

Partie 20. 20. Ca fait rêvé. Comme un 1  Janvier 2010, non ? Des bonnes résolutions s’imposent je crois. Et oui, comme tout le monde j’en ai pris. Bon, il est vrai que je devrai travailler maintenant au lieu d’écrire là dessus, mais bon. Happy New Year mes Chéris. J’espère que cette année vous sera bénéfique, pleine de réussite, de création, de découverte, d’Amour. Et si il faut mourir dans 2 ans, Qu’est ce qu’on attend ? 

Écoutez un bon vieux Joy Division pour moi. 

À Jamais et pour Toujours vôtre, Clémence Adèle Violette P.P  

PS : Il me dise d’être une “furie sensuelle, téméraire, insouciante et un rien cruelle.” dans mon horoscope, je les écoute ou pas ?!. 

Partie 19.

I know you may not want to see me
On your way down from the clouds
Would you hear me if I told you
That my heart is with you now
She’s only happy in the sun …" (She’s Only Happy In The Sun - Ben Harper )

Le noir total, complet et étouffant. Je sentais la peau de son bras contre ma joue. Son torse appuyé contre mon dos. “Tu es fâché ?” Petit jeu qui tournait en rond. Il émit un bruit qui traduisait clairement une réponse positive. Savait-il que je souriais ? Nos respirations se mêlaient, pressées et constantes. Je me concentrais uniquement sur les battement de son coeur. Irréguliers. 3  battements, un vide. Un tempo qui berçait doucement ma nuit. “Tu es fâché ?” Le même bruit. Mes pensées partaient dans tout les sens, j’essayais tant bien que mal de me concentrer sur ce moment. Sur ce noir et ces deux corps. Cette chambre. Le poids de son avant bras sur ma poitrine. Il resserra son étreinte. “Je pourrai t’étrangler comme ça. Si facilement.” La respiration s’accéléra. Je souriais toujours pourtant, je ne savais plus. Je me retournais et posais ma tête contre son torse. “Tu es fâché ?” La chambre était trop petite, le lit aussi. Je ne distinguais qu’une vague silhouette dans la pénombre. ”Excuse Moi”. Le temps se tirait. Je voyais les minutes défilées, était-ce le matin, la nuit ?  Ou Entre les deux. Cette chanson revint. Ritournelle incessante, bande original de ces moments à deux. Lost. Combien étaient passées par là ? Par cette chambre ? Ce lit ? Ces murs ? Ces battements ? D’un coup sa peau me devint insupportable, un contact brûlant.    Il le sentit. Je me redissais dans ces bras. Il posa son menton sur mon épaule. “Je ne suis pas fâché. ” Mes muscles se décrispèrent. Je m’abandonnais dans ses bras. Dans ses étreintes. Dans cette chambre. Dans ce lit. Dans ces murs. Dans les battements irréguliers de son coeur. On s’endormit comme ça …

Partie 18.

"Fleur de ma ville 
Du sang sur tes épines 
Tu prends ce que j’ai 
Tu n’me dis pas où je vais 
Fleur de ma ville 
Du sang sur tes épines 
Tu prends ce que j’aime 
Et puis chez toi tu m’emmènes ”
( Fleur De Ma Ville - Téléphone )

Je me rappelle que lorsque j’étais petite ma mère me racontais l’histoire d’une petite souris qui vivait dans le Métro et qui dansait sur les Rails. Non, celle là ne dansait pas. Mais je la voyais. Peut-être avait elle été blanche auparavant. Elle ne l’était plus. Elle était grise, grise Paris, grise triste, grise métro. Sur mon quai, dansant d’un pied sur l’autre, attendant mon train, je l’observais. Personne ne semblait la voir. La voir, elle aussi, danser entre les rails. Elle se glissait, se cachait le long des trames. Je ne pu être frapper que par cette similitude entre elle et moi. Elle se cachait, et de peur d’être vu, s’enfuyait. Elle était invisible. Se confondait avec le fond. Elle était forte à ce petit jeu là. J’entendis le train gronder. Il se rapprochait, elle avait peur. Comme moi. Elle hésitait, le train se rapprochait dans un grondement sonore et effrayant. Il ne ralentirait pas. J’hésitais encore. Se cacher ? Fuir ? Ne pas bouger ? “Regarde, un rat.” Le train entra dans la station. Trop tard. Elle avait hésité. Et un cri m’échappa. Le bruit n’avait été atroce que pour moi. Elle fut prise au piège. Comme moi. Les gens se pressaient. M’oppressaient. M’entraînèrent à l’intérieur. Le train reparti. Laissant derrière lui, un petit cadavre gris Sang. Elle avait hésité …

De son salon, on voyait une salle de danse. J’étais là, sur ce balcon glacé, debout, tremblante, fiévreuse. Je voyais des jeunes filles pleines de grâce étendre leurs longs et graciles membres, se courber, tourner, faire de majestueux sauts. Je les voyais. La sueur perlait sur leurs fronts de manière charmante, les vitres étaient teintés de buée. Leur image s’estompait peu à peu que l’effort et les mouvements s’accéléraient. J’aurais voulu être là-bas plutôt qu’ici. J’aurai voulu me voir être si gracieuse, si légère. Ne plus penser. J’entendis des pas derrière moi. Des bras qui m’enlaçaient langoureusement. Un menton sur mon épaule. Il tira sur sa cigarette inspira profondément. Un rire rauque. Space Oddity en fond sonore. Les jeunes filles avaient arrêté de danser, la salle devint noir. Nos rires se mêlèrent, enfin. Cela, me fit le plus grand bien. Ma fièvre s’apaisa en même temps que les baisers qu’il posait sur ma bouche. 

Je sentais une larme couler doucement, tout doucement le long de ma bouche. Lentement. Imperceptiblement. La voiture filait. La rage me rongeait le ventre, les tripes, me tenaillait la gorge. Je tremblait. Mes veines semblaient sur le point d’éclater. Je n’écoutais pas les adultes et leur rengaine, toujours la même,  refrain raisonnable. La musique me déchirait le tympans. Je m’en foutais. Qu’importe après tout. Les lumières de la villes déteignaient sur la nuit grisâtre. De petits flocons de neige se collaient aux vitres des fenêtre de l’auto. La voiture roulait de plus en plus vite. Les lumières dansaient de plus en plus vite. Les Quais. Ah ah. Lugubrement éclairés. Des flash-back par soubresauts. Ses mains brûlantes sur ma peau nu, son odeur enivrante, la couleur de ses yeux, son regards pénétrant dans la lumière tamisé du soir d’hiver typique. Les parents qui parlent plus fort, les guitares qui crient encore. Mes joues comme figées par trop de pleurs inutiles. Trop de peines, n’est ce pas ? Mon visage, impassible, que je vois reflété par intermittences. Je ne souris pas, je ne crispe aucuns muscles. Je dois être moche. Mes yeux au regard Revolver …Comme dans la mauvaise chanson du même nom “Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première, elle m’a touché, c’est foutu...” La bonne blague. 

Partie 17.

Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme.   Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta. 
Le matin, elle était 
Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita. " (Lolita - V.Nabokov) 

On ne s’était jamais vraiment dit “Aurevoir” dignement. Mes yeux se perdaient dans le noir de la nuit, par la fenêtre. La fenêtre ouverte. Le froid s’infiltrait dans la chambre, la lampe de chevet éteinte, le noir. Une chambre d’adolescente, où l’enfance laisse place difficilement.  Une chambre ou les parents me croient endormie. Ou ils croient avoir de l’emprise sur moi, je suis près d’eux mais si loin. Si loin. Je me remémore simplement la scène. la scène qui s’estompe peu à peu dans ma mémoire, son visage se brouille, ses paroles se déforment, le décor change.             

La fumée sort de sa bouche, de longues volutes blanches montent au dessus de la nuit qui reprend ses droits sur le Jour. On regarde les nuages disparaître. Ses longs doigts effilés se posent sur ma hanche. Nos pas rythmés sur les pavés. Ensemble. Regardez nous. Nous ne formons qu’un. Nos mains s’emmêlent. Esquissons un pas de valse. Nymphette & Pygmalion. Cela semble presque irréel. Notre course contre le temps, notre adrénaline, nos veines qui éclatent. Nous sommes seuls. Tu entends comme je crie ? Tu entends comme Je t’aime ? Savoure ces quelques mots. Prend ma main, mord la. Une trace, jusqu’à demain. Demain, je t’aurai oublié. Il rigole. Il sait que je n’en suis pas capable. Bien sûr que si. Je tourne les tallons. Vexée, éprise. Je n’entend plus que mes pas. Un écho solitaire . Puis une légère course, une main qui attrape mon poignet. Des bras, je ferme les yeux, je me saoul. Son odeur enivrante. Je rigole petite fille. Et je sais bien qu’un jour tu m’oublieras. Que je ne serais plus qu’un mauvais rêve, un ancien souvenir rouge. Tu ne te rappelleras plus de mon nom, de ma bouche, de mes lettres et de mes chansons. Tu me vois, je prend 100 ans pour toi. Mais ce n’est pas encore l’heure du départ. Tu y arriveras, tu trouveras la personne faite pour toi. Et je pleurerais toutes les larmes de mon corps et tu rigoleras de me voir si faible, je te jure. Je te jure. 

Et si ça me tue. Je ne t’oublie pas, imbécile. Ca me tue. Ca me brûle. Où es tu ? Je me sens seule sur les lames de mon parquet, dans mon lit froid. Face à une nuit trop grande pour moi. Alors je me mord. J’enfonce mes canines dans ma peau, plus fort, je saigne. Pour me rappeler à toi. Me souvenir de tes bras, de ton odeur. Enivrante. Et celle du sang, écoeurante

Partie 16.

NOTE DE L’AUTEUR : Je vous avez promis une surprise. Et en voilà une de taille. J’ai demandé à un ami de m’écrire une Partie 16. Un partie du point de vue du garçon, pour voir, comment il percevait l’histoire et le personnage principal. J’ai toujours admiré sa plume que vous allez découvrir. Voilà donc un partie écrite par Lev Khvostenko, 15 ans.  Enjoy. Je le remercie tant. 

Lui. Lui. Lui. Lui. Lui. Lui. Lui.

Jamais je ne me comprendrais, jamais je ne les comprendrais, jamais je ne la comprendrais. J’étouffe. Je me réveille, brûlé, tordu, sur un toit, loin, loin de nous. Loin de ce que nous avions vécus, loin de ce que nous voulions pour nous, loin de ce que je voulais pour elle, pour moi. Loin de mes rêves, loin de mon enfance. Loin, plus loin encore de mes souvenirs, mais plus près que jamais de mes sentiments. Je n’arriverais même plus à dire qui avait tort, qui avait raison. Ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui, je ne la voudrais que près de moi. J’aimerais sentir la chaleur de sa voix sur ma nuque, avoir ses cheveux dans la bouche, ses mains dans mon dos, ses lèvres sur les miennes. Je voudrais l’aimer, lui dire qu’elle est tout pour moi, utiliser des grands mots quand quelques tout simples suffiraient. J’aimerais être dramatique quand elle me demande d’être heureux, j’aimerais la faire taire quand elle me dit que c’est vain. J’aimerais aimer, et lui dire de m’aimer. Revenir au temps où c’était simple, où il me suffisait d’un sourire pour sourire, d’un regard pour tourner la tête, d’un geste de la main pour accourir. Le temps où tout était simple, tout était beau. Le temps où elle était là, qu’elle me prenait dans ses bras, et que je ne savais pas qu’ils me manqueraient un jour. J’aimerais sentir de nouveau ce premier baiser sur ma joue. J’aimerais la sentir de nouveau s’appuyer sur mon bras, la voir rire, éviter son regard, comme deux amants ignorants. La regarder dans le blanc des yeux, essayer de la faire comprendre. Hésiter, rater. Puis réessayer. Encore et toujours. Lui faire comprendre, la prendre à part, lui crier dessus, lui dire de partir, et la supplier de revenir. Revenir au temps où on ne pensait qu’à la pluie et au beau temps. Revenir à l’époque où on se retrouvait sur les quais, le pont des arts et le marais. A la belle époque, quand on regardait les hirondelles et qu’on se disait que ça ne finirait jamais. L’époque innocente.

Avant, avant tout ça. Loin déjà. On ne se connaissait pas bien, pas du tout. J’ai tout de suite flashé, j’ai tout de suite tenté de lui dire je t’aime. J’ai tout de suite joué au petit con, à celui qui se bat contre lui-même. J’ai fais le mec viril, le grand frère protecteur, l’ami compatissant. Bref, j’avais tout essayé. Rien à faire. J’étais con, moche, les cheveux longs, je me réfugiais dans la musique, dans la poésie. Si seulement je savais à cette époque que c’est maintenant que tout va mal, je n’aurais jamais essayé de changer. Mais en la voyant, j’ai essayé de changer, j’ai voulu changer pour lui plaire, changer pour qu’elle m’accepte, et même pour qu’elle m’aime. J’ai essayé d’être autre pour qu’elle m’aime, j’ai fais des efforts, sans lui dire, sans lui montrer. Je me taisais lorsqu’il le fallait, et la réconfortais lorsqu’il le fallait. Je l’accompagnais, et ça me faisais plaisir. Ca me faisait plaisir de côtoyer ses amis, dire aux miens que ça avançait bien, que c’était pour bientôt. J’avais honte de manquer de courage, et je pouvais même plus dormir lorsque je la décevais. Je la décevais trop, toujours trop, et ça me tourmentais, ça m’a tourmenté tellement souvent, tellement longtemps que cette amertume a laissée sur mon cœur une trace indélébile. Pourtant, pourtant, j’ai continué, j’ai cherché, j’ai essayé, et j’ai arrêté de lui montrer. Je me suis tu, j’ai fais semblant de ne plus l’aimer. J’ai fais des bêtises et je ne me gênais pas pour faire ce qu’elle m’interdisait. J’essayais de la rendre jalouse, folle de jalousie, ça me faisait du bien de savoir qu’elle pouvait l’être aussi. Mais à chaque fois, je revenais en arrière, à chaque fois, je m’excusais, je me mettais ventre à terre pour me faire excuser. J’implorais sa pitié. Et tout recommençait. A chaque fois plus fort, à chaque fois plus violement, plus méchamment, à chaque fois en m’éloignant un peu plus d’elle jusqu’au jour où nos mains se séparaient. Alors on mettait plus de temps à se retrouver, on regardait le ciel chacun de notre côté, silencieusement. On voyait d’autre gens, on changeait de paysage. Mais moi je n’arrivais pas à l’oublier, et je n’y arriverais jamais.

Aujourd’hui, je me réveille en sursaut, j’ai fais un mauvais rêve. Je me lève, j’allume une cigarette et je décide d’écrire une lettre. Une longue lettre, pleine de tournures bizarres, bêtes, une lettre pleine de fausses idées, pleine d’un mélodramatise que je ne me connaissais plus. Une lettre, longue, pleine de haine, pleine de larme, une lettre que j’oublierais, mais une lettre qui laisserait sur moi la marque brûlante de mon inconscience. Cette lettre, ce bout de papier avec de l’encre dessus, jamais je ne l’enverrais, jamais personne ne la lira, jamais je ne me souviendrais de ce que j’y avais écris, mais putain, qu’est ce que ça devait être beau.

Je me rappelle aujourd’hui de la dernière phrase, la conclusion, la fin, celle que j’encadrerais dans mon cœur pour les soirée d’hiver que je passerais seul. Cette phrase pour les jours où je me dis que toi aussi tu vas peut-être mal. Ces quelques mots qui me suffisent pour pleurer et te désirer.

" Et maintenant, maintenant que tout est dit, maintenant que tu ne m’aimes plus, maintenant que je te désire plus que jamais, maintenant que tu crois au même Dieu que moi, lève toi, détruit moi, aime moi, et ensemble, ayons de nouveau quinze ans.


Partie 15.

J’ai décidé, il y a bien longtemps, que je serai le sujet principal de sa vie. C’est injuste, c’est humain." ( Sacha Sperling. )

La fausse neige se collait à mes cheveux. Elle parsemait la ciel noir de constellations blanches. Elle nous faisait rire. Le bitume devenait blanc. La nuit belle. Vin chaud et barbapapa rose et collante. Les doigts gelés. Partout des touristes et nos espérances. L’époque heureuse et insouciante. Les moments précieux, les allées surchargés. Les langues étrangères. Les lumières dansaient devant nos yeux, les magasins ouverts toute la nuit. Nous avancions sur ce bitume trop connu, ce bitume de cliché qui fait la réputation de Paris. Il fredonnait “Aux Champs Élysées …” et Joe Dassin riait. Les voitures n’avançait pas. Nous étions accrochés l’un à l’autre, malmenés par le vent d’hiver. “N’importe qui et ce fut toi, je t’ai dit n’importe quoi. ” Les gens étaient banals à en pleurer. Nous nous moquions d’eux, ils nous regardaient, désapprobateurs et jaloux. La jeunesse passe et la vieillesse trépasse. “Alors je t’ai accompagné, on a chanté, on a dansé. Et l’on n’a même pas pensé, à s’embrasser." Un chocolat chaud pour se réchauffer, un goût de sucre enivrant. Nous laissions notre trace partout. Une table, un mur, des mots qui ne partent pas. "Hier soir deux inconnus et ce matin sur l’avenue, Deux amoureux tout étourdis par la longue nuit.” Devant la tombe du soldat inconnu, au milieu de la ville, deux gamins pas si sages. Le coeur ouvert à l’inconnu. Allongée, la tête sur ses genoux. Le ciel était parcourut par des néons, les nuages veillaient, la pleine lune se cachait. Une main dans les cheveux, l’heure qui sonne. Un départ forcé, des parents qui attendent, inquiets. Joe Dassin riait encore, la fausse neige salissait les pavés. Réticents mais contraints, laissant derrière nous les touristes. “Il y a tout ce que vous voulez aux Champs Élysées …

Note de l’auteur : Partie 14 & 15, un peu courtes et légère baisse de régime, je l’avoue. Excusez-moi sincèrement. Mais bientôt une surprise, je vous ne vous en dis pas plus. 

Partie 14.

Angie, you’re beautiful, but ain’t it time we said goodbye 
Angie, I still love you, remember all those nights we cried 
All the dreams we held so close seemed to all go up in smoke 
Let me whisper in your ear …
" ( Angie - The Rolling Stones.)

J’étais assise en tailleur sur son lit. Assis par terre, sa guitare contre lui, j’étais jalouse. Il y avait entre lui et cet instrument une relation peu conventionnel que j’enviais. J’avais tant espéré apprendre. Mais ce don ce refusait à moi, j’abandonnais. Les notes raisonnaient clairement. S’imprimant en moi, une mélodie que je n’oublierai pas. Il leva les yeux quelques instants, une mèche devant ses yeux, des fossettes à en mourir. “Tu t’ennuis ?” Je ne me donnais même pas la peine de répondre. Il le savait, j’aurai pu passer la nuit à le regarder et ne rien faire d’autre. Il se leva, s’allongea à côté de moi, je vint me caler contre son bras et son torse. Nous respirions ensemble, un même rythme, doux et apaisant. “Et si je peignais le plafond en bleu nuit, et puis … Ce mur là en rouge ? Qu’est-ce que t’en dis ? … Quoi que non, le blanc c’est bien aussi. C’est neutre, ça aide à réfléchir. Ca ne m’influence pas. Je ne sais pas.”                                   J’écoutais. “Pourquoi tu ne parles pas ? Je te fais peur ?” Il sourit. Un sourire de vampire. Un sourire qui imagine les pires tortures. Je roulais sur le côté, dos à lui. “Si tu ne parles pas, je te mord.” Il enfonça ses canines dans la peau de mon épaule doucement. Je me mordis les lèvres pour ne pas crier. Il rigola en me lâchant, se réentendis à côté de moi.  Un sourire éfleura mon visage. Roulant de nouveau, je me redressie le regardant bien en face. La pointe de mes cheveux touchant son torse. Pourquoi n’avais-je pas des terminaisons nerveuses à chaque mèches ? “J’aime bien le blanc. Tu sais, tu es fou. Et puis …” Il ne me laissa pas terminer ma phrase. Se redressant brusquement, sortant un grand cahier de croquis, un fusain. “Ne bouge pas. La lumière est parfaite.” Je m’enfouis le visage dans sa couverture. “Je te hais, imbécile.” Je sentis un murmure sur mon épaule, des doigts qui parcourent ma peau. “Je sais.”

"C’est qui ce mec ? Tu l’as connu ou ? Vous vous êtes embrassés ? T’es amoureuse ? Il est beau ? Il est sympa ? C’est pas un connard t’es sur ? Il a quel âge ? Tu le vois souvent ? Il a une mauvaise influence sur toi. Il veut faire quoi plus tard ? Tu l’aimes ? Fais attention. Il a quel style ? Décris-le moi. Il écoute quoi comme musique ? Il habite ou ? Il t’aime, t’es sur ? Il te l’a dit ? C’est un ringard je suis sur. Tu viens à l’anniversaire de machine ? Tu me prêtes ton sac ? Et puis, tu l’as rencontré ou déjà ? Vous l’avez déjà fait ?  T’as un stylo ? Il a Facebook ? Il s’appelle comment tu m’as dis ? C’est lui qui t’as fait ça ? T’as du crédit ?  Tu me prêtes 2€ ? Tu traînes encore là bas ? Et lui ? Et sinon, personne d’autre en vue ? T’es dans quel lycée ? Et lui ? Il paraît que c’est nul … T’as écouté leur dernière chanson ? Elle est belle ta bague. Tu me la prêtes ? C’est la sienne ?! Hum. J’aime bien tes chaussures ? C’est lui qui t’appelle là ? Tu me le passes ? Pourquoi ? Ah bon. Et tu veux pas me le présenter ? Il a des copains beaux ? Tu les a déjà vu ? T’es amoureuse ?  T’es sur ? Amoureuse pour de vrai ?! Hé bah putain …" Tagueule.